Edito

Voilà donc le prix Montluc Résistance et Liberté décerné pour la cinquième année.

Peu à peu, nous installons ce prix dans la vie littéraire française : merci à tous ceux
qui participent à cette aventure, mécènes, membres du jury, chargés de
communication, partenaires culturels, éditeurs et libraires.
Oui, cette problématique de « Résistance et liberté » me semble toujours d’une
grande acuité.
Oui, le mémorial de la prison de Montluc me semble être un lieu d’histoire de
l’humanité souffrante mais triomphante qu’il faut encore mettre en lumière parce qu’il
peut éclairer l’avenir.
Oui, la littérature permet de faire connaître, de ne pas oublier, d’espérer une société
meilleure.
Voilà en trois affirmations le pourquoi du prix Montluc Résistance et Liberté.
Nous appuyer sur l’horreur du passé pour qu’il ne revienne pas ! Nous appuyer sur
l’espérance de la victoire pour croire que nous pouvons créer un monde plus juste !

Je veux aussi mettre en exergue quelques lignes d’Aimé Césaire (Le Rebelle) citées
par Frantz Fanon dans « Les damnés de la terre ».

Mon nom : offensé ; mon prénom : humilié ; mon état : révolté ; mon âge :
l’âge de la pierre.
Il n’y a pas dans le monde un pauvre type lynché, un pauvre homme torturé,
en qui je ne sois assassiné et humilié.

L’esclavagisme existe encore dans notre monde et Fanon nous parle de la violence
qui s’impose alors aux colonisés et aux esclaves pour exister tout simplement.
Moi, je veux croire à la force de la culture pour changer le monde ! C’est l’essence
même du Prix Montluc Résistance et Liberté.

Jean-François CARENCO
Président de l’association Montluc Résistance et Liberté

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